Le blog des éditions Libertalia

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Véronique Decker dans la matinale de France Culture

mardi 5 septembre 2017 :: Permalien

— REVUE de PRESSE —

Véronique Decker était l’invitée de Caroline Broué pour l’émission Les Matins du samedi du 2 septembre 2017 :
https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins-du-samedi/louis-georges-tin-veronique-decker

Véronique Decker au débat de midi sur France Inter

mardi 5 septembre 2017 :: Permalien

— REVUE de PRESSE —

Véronique Decker participait à l’émission Le Débat de midi du 25 août 2017 sur France inter :
https://www.franceinter.fr/emissions/le-debat-de-midi/le-debat-de-midi-25-aout-2017

Handi-Gang dans Rock’n’Folk

mardi 5 septembre 2017 :: Permalien

— REVUE de PRESSE —

Handi-Gang dans Rock’n’Folk, septembre 2017

Le deuxième roman de Cara Zina, Handi-Gang, rappelle enfin à quel point les handicapés sont ignorés et maltraités en France. Son jeune héros, adolescent en fauteuil, excédé de subir les mille et une complications et vexations que son handicap lui impose et aidé par une bande de potes eux-mêmes concernés par le handicap, refuse l’invisibilité et se lance dans l’action directe en commençant une véritable guérilla qui, bien sûr, changera leurs vies et leurs avenirs. Optimiste malgré tout, souvent joyeux, ce roman nourri de notes personnelles réveille un combat qui mériterait largement nos soutiens plus affirmés.

Agnès Léglise

Handi-Gang dans L’Est républicain

mardi 5 septembre 2017 :: Permalien

— REVUE de PRESSE —

Handi-Gang dans L’Est républicain, 27 août 2017.

Le nouveau Petit Livre rouge

Le second roman de la Nancéienne Cara Zina aborde la place du handicap dans la société. Explosif.

« Mon fils n’a pas grand-chose à voir avec le héros de mon histoire, lui a une réserve et une discrétion qu’ont beaucoup de handicapés. » L’écrivain Cara Zina est aussi la maman d’Emil, né en 1998 avec un spina-bifida. C’est-à-dire avec un trou dans la colonne vertébrale. « Depuis le début, je le vis avec optimisme, c’est dans ma nature ! » Dans sa nature aussi d’être sensible au sort des minorités. L’ancienne punk née à Nancy en 1968, qui a fait du rap et les 400 coups avec sa meilleure pote Virginie Despentes, devenue d’ailleurs la marraine d’Emil, se souvient que même pendant ses études d’audiovisuel elle bossait sur l’IRA ou sur les Indiens d’Amérique… Et qu’à 16 ans, après le choc du film de Spike Lee, Do the right thing, elle voulait être un Noir… « J’ai toujours été interpellée par le sort des opprimés. » De là à se lancer à corps perdu dans la défense des droits des handicapés, qu’elle constate bafoués à longueur de temps depuis qu’elle est devenue mère célibataire de l’un d’eux, il n’y avait qu’un pas qu’elle n’a évidemment pas hésiter à franchir ! « Je peux comprendre la rage de ceux qu’on n’entend pas, et même, je ne peux pas comprendre pourquoi ils ne s’énervent pas plus… »
Quand Emil se fait virer d’un cinéma, elle, ça la révolte. Quand il ne peut pas accéder à un concert ou qu’une prof de sport lui colle un 3/20 pour une course d’orientation qu’il a dû faire en fauteuil roulant, ça la bouleverse. Mais tomber dans le cliché de la courageuse maman, ça la gonfle. Alors elle ne fait pas forcément dans le politiquement correct, Cara Zina. Et elle imagine une histoire où on pose des bombes pour se faire justice… à une époque où les éditeurs ne risquent pas de se ruer sur le sujet. Il faut dire qu’elle a commencé à l’écrire en 2009, juste après la parution chez Robert Laffont de son premier roman Heureux les simples d’esprit. Dans lequel elle racontait l’immersion d’une punkette féministe dans la vie en société. Punkette donnant naissance à un handicapé.
De la même façon, dans Handi-Gang, « je n’invente pas grand-chose, tout est inspiré du réel », confie l’écrivain. Qui a planté son action à Lyon, là où est né Emil. Mais cette fois, « le sujet de fond est complètement utopique, car il n’existe en réalité pas d’alliance entre les handicapés… ». Alors Handi-Gang, c’est clair, « ça relève du fantastique ». Ces jeunes gens sourds, aveugles, invalides… qui se rassemblent clandestinement pour mener des actions de lutte concrète contre les inégalités, c’est un peu son rêve à Cara Zina. « J’avais envie de porter leurs voix. » Et bien entendu, il y en a de toutes les couleurs de peau. Même l’irrésistible Djenna, qui incarne la mère du jeune meneur Sam, est d’origine algérienne. Comme le père d’Emil. Dont le prénom ne porte pas de « e » parce qu’il signifie « optimiste » en arabe. Ils sont tous terriblement attachants les personnages d’Handi-Gang. Autant que leur créatrice, qui estime que « c’est important que les héros des bouquins ne soient pas toujours bien blancs et bien français ». Et l’on constatera que celui qui fait tout dégénérer n’est pas handicapé, mais bien « très en colère ». On constatera aussi que ce roman, qui se lit comme un polar, n’élargit pas seulement le bout de notre lorgnette sur le quotidien des invalides. Il donne envie d’un monde meilleur. Sans hésiter à questionner l’eugénisme. « Il n’est pas question de juger celles qui ne s’en sont pas senti la force, mais de donner du courage à celles qui se sont vu reprocher d’avoir pris le risque de mettre au monde un enfant “qui en souffrirait sûrement” », dit Djenna dans Handi-Gang. « J’ai vu mon fils dans la détresse. Il m’a toujours inspiré de la fierté, pas de la peine et encore moins envie d’abandonner. » En mettant ces mots dans la bouche de son héroïne de roman, Cara Zina persiste et signe : « Tout en continuant à développer le pronostic prénatal, on devrait quand même mieux s’occuper des handicapés qui sont là ! »

Valérie Susset

États d’urgence dans La Révolution prolétarienne

vendredi 25 août 2017 :: Permalien

— REVUE de PRESSE —

États d’urgence dans La Révolution prolétarienne, juin 2017.

Regroupant un collectif de photographes indépendants, ce volume propose un recueil d’images illustrant l’état de crise sociale, écologique et migratoire en cours. Il est ouvert par un court texte de Jean Stern, rédacteur en chef de La Chronique d’Amnesty International France, sur l’état d’urgence : « C’est un recul continu des libertés, auquel on assiste avec cet empilement de lois. On ne peut que frémir en songeant à l’usage que Marine Le Pen pourrait faire de ces “capacités de pouvoir”. » Vient ensuite un ensemble collectif sur les manifestations parisiennes contre la « loi travail » et les rassemblements « nuit debout », place de la République. Dans ce visuel dynamique qui met en avant la diversité des situations, des lieux et des actions de protestation (entreprises, lycées, universités, espace public), on retiendra également les messages mis en avant par les manifestants, tel ce personnage face aux CRS suréquipés derrière leur bouclier avec une pancarte où figure l’inscription « Ne me frappez pas, je suis un civil en civil ». Ou cet autre manifestant qui, avec en arrière-plan la façade de l’Assemblée nationale, lève les bras avec un panneau demandant « Démocratie t’es où ? ». Il se termine par une belle double page nocturne de la place de la République où de nombreuses personnes tiennent les lettres géantes du slogan : « Rêve générale » !
La partie suivante donne des portraits de victimes de la répression et une tribune souligne la précarité des reporters indépendants qui ont réalisé ces images dans des conditions de plus en plus difficiles. Les cinq parties suivantes présentent le travail d’un seul photographe sur un sujet particulier : Yann Levy propose des clichés de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, Julien Pitinome de la « jungle » de Calais, Valentina Camu des réfugiés dans le 18e arrondissement de Paris, Valérie Dubois des réfugiés mineurs, également à Paris, enfin Nnoman de la mobilisation après la mort d’Adama Traoré, le seul à proposer des clichés en noir et blanc.
Loin du sensationnalisme des médias dominants, cet ensemble de photographies sociales est une belle mise en images des mouvements sociaux qui ont fait, et vont faire, notre actualité.

Louis Sarlin

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